Jean-Claude Rateau

Les Coucherias 2012
AOC Beaune 1er cru

Un grand vin blanc, riche, long, généreux, aux arômes complexes. A conserver quelques années, et à offrir avec les poissons, les viandes blanches et avec les fromages (Cîteaux et Epoisses).

0,75 L - 13°

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28,00€

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Les Coucherias 2012 - AOC Beaune 1er Cru

Cépage: Chardonnay - assemblage de jeunes vignes.

Terroir: Beaune 1er Cru Les Coucherias. Voici un terroir entièrement façonné par la main de l'homme. C'est une carrière du Moyen-Âge dont la pierre a servi pour la construction des célèbres Hospices de Beaune. Le sous-sol est entièrement constitué sur plusieurs mètres d'épaisseur, des débris rocheux issus de la taille de la pierre. C'est une situation extraordinaire pour les racines de vigne  qui y puisent fraîcheur et minéralité. Les sol de surface est constitué d'un lit de marne blanches ou grises qui affleurent de la colline face au sud, cette carrière est l'été un véritable four qui donne au Chardonnay une grande maturité.

Vinification: Fermentation longue en pièce sur lie.

Elevage: En fûts de chêne anciens pendant 14 mois.

Garde: De 5 à 10 ans.

Dégustation: Robe claire et lumineuse. Nez ouvert et complexe. Vin puissant, gras, très ouvert.

      Jean-Claude Rateau

    Le vigneron, le domaine..

    Dès la première rencontre avec Jean-Claude Rateau, vous saisissez que ce personnage attaché à son terroir est pétri de connaissances et qu’en lui sont très profondément ancrées sa passion pour son métier et ses convictions pour une agriculture respectueuse de l’environnement.

     

    Modestement mais de façon intarissable et précise il vous divulgue les méthodes auxquelles il adhère pour conduire son vignoble ; ce vigneron souriant et attachant vous donnera envie d’en savoir davantage et la dégustation en cave de ses vins vous confortera dans vos choix…inexorablement.

    Jean-Claude Rateau est issu d’une famille de vignerons : son grand-père paternel, Lucien Rateau, ouvrier caviste, a planté sa propre vigne à La Grande Châtelaine, et produisait son Côte de Beaune rouge et son Côte de Beaune blanc. Son grand-père maternel, Marcel Boussey, chef jardinier à la ville de Beaune cultivait aux Beaux Fougets, un Beaune village remarquable, de très longue garde. Son père enfin, entre ses nombreuses entreprises, a cultivé et vinifié pour des vignerons propriétaires, ses premières parcelles dans les Bressandes, les Prévolles et les Reversées.

    Avant de revenir démarrer en 1979 la conduite de son domaine avec les 2 ha de vignes familiales, Jean-Claude a complété cette transmission de savoir-faire par une formation  au lycée viticole pour apprendre les techniques modernes de son métier, puis il est parti faire ce qu’il nomme son " petit tour de France" :

    « j'ai pu partager l'expérience d'autres vignerons.J'ai taillé sur la colline de Brouilly, vécu mes premiers contacts avec la biodynamie dans les Beaujolais Villages proche de Lyon, palissé et conduit mes premiers tracteurs dans les Graves en pays Bordelais. »

    La méthode culturale

    « Dès le début, mes choix se sont portés vers les techniques respectueuses de l'environnement, en mettant en place au Clos des Mariages, les premiers essais Bourguignons de la biodynamie. C'est en collaborant avec des chercheurs comme Claude BOURGUIGNON (microbiologiste des sols) ou Yves HERODY (pédologue) que j’ai appris la bonne conduite des sols. »

    Fort de ses 15 parcelles, implantées dans 12 terroirs différents, le domaine propose aujourd'hui une gamme complète, en blanc et en rouge, de terroirs de Beaune: 4 vins d'appellation régionale, 7 cuvées d'appellation village, et 3 premiers crus.

    • Les sols et les climats

    Dans sa cave il expose au milieu de ses pièces de vin de beaux « cailloux » ramassés bien sûr dans les vignes, il illustre en partie par sa connaissance du sol et de sa géologie, la richesse de de son terroir Les sols argilo-calcaires de Beaune offrent une grande diversité de situation.           

    « Il est indispensable d'être à l'écoute du terroir pour magnifier chacune de ses particularités, le fruits et le plaisir des appellations régionales, l'ouverture et la complexité des « Beaune », la profondeur et le potentiel de garde des premiers crus. Chaque parcelle implique des choix précis dans les modes de conduite, pour donner au vin qu'elle produit la plus belle expression de son terroir. »

    Jean-Claude est à l’écoute de ce terroir et il connait le potentiel de sa vigne qui lui permet grâce à des sols bruns calcaires de Beaune de réaliser des vins profonds, complets et de grande garde. « C'est dans une connaissance approfondie des sols que nous pouvons choisir les interventions les mieux propices à chaque moment de l'année, à la croissance de la vigne. »

    • Les éléments du sol, un monde complexe...

    Il connait les éléments de ses sols : les argiles donnent les meilleurs sols, les éléments plus gros, issus aussi de la dégradation de la roche : les limons, les sables et enfin les cailloux plus ou moins gros et abondants. Ces éléments qui forment  toutes les qualités d'un sol : « Nous devons aider le sol à évacuer l'eau en excès lorsque celle-ci risque d'asphyxier les racines, et au contraire limiter l'été l'évaporation pour préserver pour la vigne l'eau nécessaire à sa maturité. »

    • La vie du sol, une suite nombreuse d'êtres vivants

    Il protège aussi les êtres vivants du sol sont essentiels à la vigne : les décomposeurs qui se  nourrissent de tous les débris végétaux, les champignons que l'on appelle les mycorhizes. Le mycélium de ce champignon explore le sol et va assimiler le phosphore du sol,  les vers de terre dont les galeries aèrent le sol.

    Enfin, le sol de vigne permet la croissance de nombreuses variétés de plantes sauvages, qui offrent le gîte et le couvert à une nombreuse population d'insectes, de papillons et d'abeilles. Pour agir et aider la vigne dans sa meilleure croissance, nous devons comprendre toutes les relations qui unissent ces éléments.

    • Les labours, une tradition en constante amélioration une écoute à chaque saison

    En hiver, le sol est ouvert en buttant les vignes afin de permettre au froid et au gel de venir émietter le sol durci de l'été, et préparer la croissance des jeunes racines au printemps. Au début du printemps,  le sol est aéré pour stimuler la vie microbienne, et faciliter la décomposition des derniers débris végétaux. Puis, avec des systèmes de dents, et de lames, l'herbe naturelle est détruite à chaque fois qu'elle risque de faire une concurrence à la vigne. A la fin de l'été, la prairie peut s'installer, afin de profiter d'un tapis fleuri et odorant au moment de la vendange.

    La biodynamie, le choix d'une technique de haut niveau...

    ...alliant connaissance approfondie des traditions à une démarche moderne et scientifique : Cette technique permet de supprimer tout produit chimique à chaque stade du travail de la vigne.

    « Le sol est vivifié par des apports réguliers et adaptés de matière organique, ainsi que par des préparations naturelles à base de plante et de substances animales. La vigne est aidée dans sa croissance par des apports à doses homéopathiques de silice qui l'aide à mieux assimiler la lumière solaire. La vigne mise ainsi en harmonie avec son milieu, s'ancre au sol et exprime toutes les qualités de son terroir, et par une croissance plus régulière affine toutes les richesses de chacun des millésimes. Enfin, le vigneron peu explorer des domaines très subtils qui influence la qualité de ses vins, comme les influences des rythmes cosmiques, la diversité des paysages, ou encore les influences bénéfiques des associations de plantes. »

    • La vigne en croissance, une attention de chaque instant

    La vigne démarre sa croissance début avril, quand le temps est suffisamment chaud. De nombreux bourgeons se mettent à pousser, ceux que l'on a sélectionnés au moment de la taille, et de nombreux bourgeons indésirables, principalement sur le vieux cep. Nous devons les enlever afin d'avoir une vigne aérée, avec pour seule production le nombre de raisin que nous avons choisi. Puis la vigne part à l'assaut du ciel, poursuivant sa vocation de liane, et cherchant à monter le plus haut possible vers la lumière. Nous l'aidons dans sa croissance en maintenant ses rameaux dans un palissage. Puis, au cœur de l'été, nous limitons sa croissance en cisaillant la partie des rameaux inutile. Accompagnée à chaque instant, la vigne s'installe ainsi au mieux et utilise lumière et chaleur du soleil pour mûrir ses raisins.

    Dans les jeunes vignes, la taille se fait en cordon, qui apporte aération et lumière à la vigne et au raisin ; Dans les vignes des Hautes-Côtes, le mode de conduite est la vigne en lyre ouverte.

    La cave

    Tous les soins qui ont été donnés à la vigne, à chaque instant de l'année, vont se poursuivre dans le même esprit à la cave. 

    • Pour les vins blancs issus de Chardonnay, les raisins sont cueillis à la main et transportés délicatement jusqu'à la salle de pressurage où le raisin s'égouttera lentement le jus dans une cuve de réception. Là nous prenons le temps, tout le temps qu'il faut pour extraire le meilleur jus.Puis, après une nuit de repos, le jus qui s'est éclairci naturellement, est séparé de ses parties les plus grossières : les bourbes. Le jus de raisin est ensuite mis à fermenter dans des fûts de chêne. Là, point de levure sélectionnées ni d'ajout de substance étrangères au raisin. Nous laissons les levures naturelles du raisin commencer leur lent travail, à leur rythme, et transformer les sucres du raisin. Après les fermentations alcooliques, nous bâtonnons les lies, ces riches dépôts de levure, afin de donner au vin gras et finesse. C'est la technique bourguignonne par excellence. Puis au cours de l'hiver qui suit, d'autres fermentations vont se produire, et rendre le vin plus stable. C'est dans cette lenteur et le respect des processus naturels que le vin élabore toute sa complexité et donne chaque année les caractères si uniques de chacun des terroirs de notre domaine.Quand le vin est prêt, nous choisissons le meilleur moment pour la mise en bouteille. Après une préfiltration légère au printemps rend le vin plus clair et brillant. Puis les vins blancs sont mis en bouteille dans nos caves en septembre ou en fin d’hiver. Puis ils reposeront jusqu'au moment où nous le jugerons prêt, et digne de figurer sur votre table.
    • Pour le vin rouge issus du pinot noir, le processus est plus complexe : en effet, le pinot noir est un cépage à jus blanc, la couleur étant cachée dans la peau du raisin. Pour faire un vin rouge, il faut donc faire macérer les peaux du raisin dans le jus, pendant toute la durée des fermentations. Les parties solides du raisin ont la fâcheuse habitude de flotter. Il faut donc régulièrement immerger ces parties dans le jus pour que le contact soit le plus important possible. Matin et soir, nous procédons à un pigeage manuel qui consiste à pousser, à l'aide d'un outil au bout d'un long manche toutes les parties solides à l'intérieur du jus. Après fermentation, le pinot noir est pressuré, et conservé en cave dans des barriques de chêne, pendant 9 à 18 mois avant sa mise en bouteille. Suivant la limpidité du vin naturel nous décidons de le filtrer légèrement ou pas du tout.

     

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Les Coucherias 2012
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